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  • jessicaset9

La Métaphore du Sac de Nina



Sujet de la métaphore:


Difficulté d'intégration scolaire pour les enfants


Le contexte de la métaphore :


Je les écris en pensant aux enfants que j'accompagne à temps partiel

en tant qu'éducatrice spécialisée en ITEP et les difficultés d'apprentissage qu'ils rencontrent. je me suis concentré sur le doute qui s'installe en eux lorsque nous leur parlons de scolarité en milieu ordinaire, les moments d'échec qui se réactualisent et la peur qui peuvent les empêcher de se tenter...

C'est un conte collectif et l'avantage du sac, c'est qu'il peut avoir une représentation multiple.


Le but de la métaphore:


Trouver sa place tout en restant soi même



La métaphore :


Nina était une petite fille douce et par moment, nerveuse, agitée, indisciplinée, bagarreuse... Tout en gardant toujours son petit sourire et son humour. Elle vivait la vie comme un jeu géant avec des intrigues, mystères à découvrir. Nina avait d'ailleurs un beau sac vert comme son arbre préféré qu'elle remplissait de toutes ses trouvailles jour après jour. Il était tellement précieux pour elle qu'elle le gardait même la nuit.

A son arrivée à l'école, sa vie s'assombrit, elle sentit que sa vie n'allait pas être aussi rose qu'avant car on lui demandait de laisser son sac à la maison et de prendre un cartable gris comme les autres élèves. C'était dur pour elle, elle refusait de porter celui-ci, d'y ranger tout objet nouveau. Elle se disait « quant c'est NON, c'est NON ».

Heureusement, elle avait comme allié monsieur Valentin, son maître, un homme rond et paisible. C'était un magicien pour Nina, elle lui faisait confiance et accepta petit à petit de coller des stickers de couleurs sur son cartable. Pourtant, chaque fois qu'il lui demandait de ranger sa trousse et ses cahiers, c'était le drame, Nina sentait une boule de feu qui remontait dans son ventre et se propageait dans tout son corps, des larmes coulées sur son visage, de là, elle partait en hurlant.

Nina faisait de la mosaïque, de la peinture, du théâtre, de l'allemand et Nina excellait, elle se sentait libre, reconnu, pétillante... Cependant, toutes ses créations restaient à l'école dans son bureau et chaque mois, Nina venait les chercher avec son sac vert et sa maman. Cependant, maître Valentin savait que cela ne pourrait pas durer car si Nina continuait à refuser le cartable gris, plus grand, classique et conforme. Elle ne pourrait plus venir à l'école.

Il en parla donc à la mère de Nina car il fallait penser l'avenir et régler le problème de sac de Nina. Celle-ci pris conscience de la situation, son inquiétude l'emplissant car elle ne savait que faire. Nina qui avait tout entendu, réfléchit longuement, durant des nuits, elle en perdit le sommeil car elle se mit à penser qu'elle était le problème de sa mère comme un petit caillou dans sa chaussure. Elle devint aussi terne que son cartable gris et décida de ne plus ramener son sac vert. Elle ne se sentait plus l'énergie, la pêche pour avancer, faire des efforts...

Maître Valentin voyant de jour en jour Nina se murer dans le silence et laisser échapper de grands sanglots sans raison visible même en jouant avec les autres élèves, commença à s'inquiéter. Un soir, Nina avait oubliée carrément son cartable dans la classe et revenait le chercher pour éviter de se faire gronder. Elle se trouva nez à nez devant un être qui brillait de mille feux, elle regarda son visage et le reconnu, c'était son maître, il était vraiment magique. Il sourit et lui dit : « Nina, nous sommes tous différents, tu ne dois pas changer pour être ici mais trouver comment t'adapter pour t'y épanouir. Tu es intelligente, cherche en toi, tu as la réponse. »

Effectivement, le soir même, Nina rêva d'un cartable vert comme son magnifique sac, il était doux, il sentait bon le sapin et lui rappeler des bons souvenirs de promenade dans la nature puis il y avait aussi sa trousse, ses cahiers, ses dessins. Dans ce sac tout y était. Au matin, elle en parla à sa mère et lui demanda de lui rajouter dans son cartable gris, un intérieur vert. Elle y rajouta quelques objets de son sac fétiche et elle partit à l'école, plus détendu, la banane au visage avec le sentiment que tout aller rouler...

Dès ce moment, Nina remplit son sac progressivement de plus en plus. Puis, l'année suivante, l'heure du départ de Nina avait sonnée. Elle alla voir son maître Valentin, lui fit un gros bisous pour le remercier de son conseil et lui dire qu'elle était prête à le quitter. Nina pris ainsi son cartable bicolore, l'enfila sur son dos, respira une dernière fois l'odeur de craie près du tableau et partit dans sa nouvelle classe, fière et avide de le remplir toujours et toujours...

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